mars 26, 2026
Les premiers signes qui indiquent que vous pourriez être un proche aidant
La plupart d’entre nous deviendrons proches aidants à un moment ou un autre de notre vie, chacun à sa façon. Pour certains, c’est une transition soudaine tandis que pour d’autres, c’est un processus graduel où l’on doit assumer de plus en plus de responsabilités. Bien que chaque situation soit unique, il peut parfois être difficile de reconnaître le moment où l’on devient proche aidant. Une tâche aussi banale que s’occuper des factures d’un proche peut, sans qu’on s’en rende compte, prendre une tout autre ampleur. Nous aborderons ici quelques signes avant-coureurs qui pourraient indiquer que vous entrez dans ce rôle pour mieux vous préparer au parcours exigeant, mais gratifiant, qui vous attend.
Vous ne réalisez même pas que cela se produit
Chez les proches aidants, l’une des expériences les plus fréquentes est de ne pas se reconnaître comme tel. Beaucoup de personnes considèrent l’aide qu’elles apportent comme le simple fait d’être un bon partenaire, enfant ou ami, plutôt que comme du soutien à un proche. Au Canada, près d’une personne sur deux âgée de 15 ans et plus a déclaré prendre soin de quelqu’un, mais une bonne partie d’entre elles ne s’identifiaient pas à ce rôle. La transition vers ce rôle peut être graduelle : faire l’épicerie, conduire aux rendez-vous ou donner des nouvelles plus souvent. Pour plusieurs, il n’y a pas de moment précis où l’on se reconnaît comme proche aidant. Pourtant, plus tôt vous reconnaissez ce changement, plus vite vous pouvez trouver le soutien dont vous aurez besoin.
Se préparer et établir un plan vous aide à mieux assumer l’engagement financier, mental et émotionnel qu’implique ce rôle envers vos proches. Voici quelques signes avant-coureurs à prendre en compte :
Les petites tâches s’accumulent
Le rôle de proche aidant commence souvent par un soutien concret : aider à gérer les finances, offrir des transports, préparer les repas ou faire un peu de ménage. Au Canada, ces tâches figurent parmi les plus répandues : 72 % des proches aidants offrent du transport à leur proche, et 55 % prennent en charge la préparation des repas et l’entretien ménager. Si vous remarquez que la petite faveur que vous rendiez il y a quelques mois est devenue au fil du temps un engagement hebdomadaire, ou qu’une seule tâche s’est multipliée en plusieurs, c’est un signe qui mérite attention. Prenez le temps d’observer comment vous occupez votre temps. Lorsque l’aide apportée prend l’allure d’un deuxième emploi, il est peut-être temps d’anticiper ce qui vous attend.
Vous devenez la personne-ressource
Un autre signe avant-coureur apparaît lorsque vous vous retrouvez à coordonner les soins d’un proche. Cela comprend la prise de rendez-vous médicaux, la communication avec les professionnels de la santé, la gestion des médicaments et la navigation dans les systèmes de santé et de services sociaux. La planification et la coordination des rendez-vous constituent l’un des types d’aide les plus souvent apportés à des proches ou des amis et 40 % des proches aidants déclarent en faire partie. Pourtant, malgré le temps et le stress qu’elles engendrent, ces responsabilités passent bien souvent sous le radar. Si les autres membres de la famille vous appellent dès qu’un problème survient, ou si votre proche compte sur vous pour que tout se passe bien, vous assumez peut-être déjà ce rôle. C’est souvent en gérant ces détails dans l’ombre que l’on devient proche aidant sans même s’en rendre compte.
Votre quotidien commence à changer
Quand le rôle de proche aidant commence à déborder sur votre sommeil, votre vie sociale ou votre travail, c’est souvent le signe que cet engagement prend une nouvelle ampleur. Au Canada, environ 6,1 millions de personnes combinent travail rémunéré et soins non rémunérés et consacrent près de 14 heures par semaine à la proche aidance, en plus de leur emploi. Si vous commencez à décliner des invitations, à accumuler les retards au travail ou à vous faire du souci en permanence pour votre proche, il est peut-être temps de demander de l’aide. Il est essentiel de bâtir un réseau de soutien pour vous-m ême et pour votre proche afin de prévenir les difficultés financières et psychologiques à venir.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
Ces premiers signes ne sont pas là pour vous définir, mais pour vous inviter à chercher du soutien et à vous préparer à ce qui vous attend. Les proches aidants qui accèdent tôt à de l’information et à du soutien sont mieux outillés pour traverser ce parcours et préserver leur bien-être. Commencez par vous renseigner sur les ressources à votre disposition, notamment sur les services de répit, les groupes de soutien communautaires et les organismes dédiés aux proches aidants à la grandeur du pays.
Le rôle de proche aidant est l’un des plus beaux gestes qu’une personne puisse accomplir, mais il n’a pas à se vivre dans la solitude. Si vous vous reconnaissez dans ces signes, vous n’êtes pas seul : huit millions de Canadiens vivent une expérience semblable et des ressources existent pour vous accompagner, vous et vos proches.
Si vous pensez être au début de ce parcours ou que vous y êtes déjà, visitez notre page dédiée aux proches aidants pour accéder à des webinaires, à de l’information et à des ressources conçues pour vous soutenir au quotidien.